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Société

L’influenceur Chico condamné à un an de prison ferme pour injures publiques et blasphème

L’influenceur Chekhna Nimaga, plus connu sous le pseudonyme de « Chico », s’expose à une détention prolongée après sa comparution devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Déjà poursuivi dans une autre procédure engagée par l’artiste malien Sidiki…

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L’influenceur Chico condamné à un an de prison ferme pour injures publiques et blasphème

L’influenceur Chekhna Nimaga, plus connu sous le pseudonyme de « Chico », s’expose à une détention prolongée après sa comparution devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Déjà poursuivi dans une autre procédure engagée par l’artiste malien Sidiki Diabaté, le prévenu a été reconnu coupable d’injures publiques et de blasphème par le biais d’un système informatique. La juridiction l’a condamné à un an de prison ferme, scellant ainsi un nouveau chapitre judiciaire lourd de conséquences pour l’influenceur installé au Sénégal.

L’affaire trouve son origine dans une série de vidéos diffusées en direct sur les réseaux sociaux. À travers ces « lives », Chico avait tenu des propos jugés particulièrement graves et offensants à l’encontre de l’islam, du prophète Muhammad (PSL) et de la communauté musulmane malienne, qu’il avait notamment qualifiée de voleuse. Ces déclarations, largement relayées et vivement dénoncées, ont suscité une forte indignation au Mali comme au Sénégal.

Déjà placé sous mandat de dépôt à la suite d’une plainte déposée par Sidiki Diabaté, l’influenceur avait été extrait de sa cellule par la Section de recherches de la gendarmerie après le dépôt de deux nouvelles plaintes. Celles-ci émanaient du Haut Conseil islamique du Mali et de la mosquée Masdjid Rahmane, plus connue sous le nom de Jaka Bambara, qui reprochaient à Chico des atteintes graves aux symboles et aux valeurs de l’islam.

Face aux enquêteurs, le prévenu a tenté de minimiser la portée de ses propos, soutenant que certaines vidéos incriminées auraient été coupées et sorties de leur contexte. Une ligne de défense qui n’a toutefois pas convaincu les autorités judiciaires, au regard de la gravité des déclarations tenues et de leur diffusion massive sur les plateformes numériques.

Confronté à l’évidence et à la pression judiciaire, Chico a fini par se confondre en regrets. Il a présenté des excuses publiques à l’ensemble de la communauté musulmane, affirmant ne pas avoir mesuré l’impact et la portée de ses propos. Des excuses tardives qui n’ont pas suffi à infléchir la décision du tribunal.

Avec cette condamnation à un an de prison ferme, l’influenceur voit son avenir immédiat s’assombrir davantage. D’autant plus que la procédure engagée par Sidiki Diabaté suit toujours son cours, laissant planer la perspective de nouvelles poursuites et d’un allongement de sa détention. Cette affaire relance, une fois de plus, le débat sur la responsabilité des influenceurs et l’usage des réseaux sociaux, où la liberté d’expression se heurte aux limites fixées par la loi et le respect des convictions religieuses.

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