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Politique

Rejet de la candidature d'Ousmane Sonko par le Conseil Constitutionnel pour des raisons légales

Le Conseil constitutionnel du Sénégal a annoncé le rejet de la requête de l'opposant Ousmane Sonko pour participer à l'élection présidentielle de 2024, citant des motifs juridiques. Cette décision découle de la condamnation de Sonko à une peine…

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Le Conseil constitutionnel du Sénégal a annoncé le rejet de la requête de l'opposant Ousmane Sonko pour participer à l'élection présidentielle de 2024, citant des motifs juridiques. Cette décision découle de la condamnation de Sonko à une peine d'emprisonnement de 6 mois avec sursis dans une affaire de diffamation l'opposant au ministre Mame Mbaye Kan Niang.

Les sept membres du Conseil constitutionnel ont précisé que, conformément à l'article L.125 du Code électoral, ils effectuent toutes les vérifications nécessaires pour s'assurer de la validité des candidatures. La condamnation d'Ousmane Sonko dans une affaire de diffamation le rend inéligible pendant 5 ans, en vertu de l'article L.30 du Code électoral. Ainsi, la requête d'Ousmane Sonko a été rejetée.

Le Conseil constitutionnel a également abordé l'absence de l'attestation confirmant le versement de la caution, un élément qui a conduit à l'irrecevabilité de la candidature de Sonko. Ils ont déclaré que cette absence était imputable à des défaillances de la Caisse des Dépôts et Consignations (Cdc), qui avait reçu le chèque certifié de Sonko mais avait refusé de lui remettre une attestation.

Le Conseil constitutionnel a souligné que, bien que le contrôle des parrainages soit une condition nécessaire pour la recevabilité des candidatures, il n'est pas suffisant en soi. Ils ont noté que le dossier de Sonko ne contenait pas toutes les pièces exigées par la loi, mais que cette lacune ne pouvait pas lui être reprochée, car elle était indépendante de sa volonté.

Ousmane Sonko avait introduit une requête après avoir été écarté de la course à la présidentielle au stade du parrainage. Cette décision du Conseil constitutionnel intervient dans un contexte politique tendu à l'approche des élections présidentielles prévues le 25 février 2024.

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