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Société

Affaire « Keur Yeurmandé » : le procès renvoyé au 10 février 2026, Ndella Madior Diouf maintenue en détention

La Chambre criminelle de Dakar a décidé, ce mardi, de renvoyer l’examen de l’affaire dite « Keur Yeurmandé » au 10 février 2026. Cette décision judiciaire s’accompagne du rejet de la demande de liberté provisoire introduite par la principale accusée,…

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Affaire « Keur Yeurmandé » : le procès renvoyé au 10 février 2026, Ndella Madior Diouf maintenue en détention

La Chambre criminelle de Dakar a décidé, ce mardi, de renvoyer l’examen de l’affaire dite « Keur Yeurmandé » au 10 février 2026. Cette décision judiciaire s’accompagne du rejet de la demande de liberté provisoire introduite par la principale accusée, Ndella Madior Diouf, qui demeure ainsi en détention.

Le renvoi du dossier a été motivé par l’absence de plusieurs acteurs essentiels au bon déroulement des débats. Selon la juridiction, des accusés, des témoins ainsi que certaines parties civiles ne se sont pas présentés à l’audience, rendant impossible la poursuite sereine et contradictoire du procès. La Chambre criminelle a estimé qu’un examen au fond, compte tenu de la gravité et de la complexité des faits reprochés, exigeait la présence de l’ensemble des protagonistes afin de garantir les droits de la défense et le respect du principe du contradictoire.

Ndella Madior Diouf, directrice de la pouponnière de Sacré-Cœur 3, communément appelée « Keur Yeurmandé », est poursuivie aux côtés d’une dizaine de collaborateurs pour des faits qualifiés de particulièrement graves. Les charges retenues contre elle portent notamment sur la traite de personnes, l’exercice illégal de la médecine ainsi que la mise en danger de la vie d’autrui. Ces accusations font suite à une vaste enquête ayant mis en lumière des pratiques présumées illicites dans la gestion de cette structure d’accueil d’enfants, suscitant une vive émotion au sein de l’opinion publique.

Sur la question de la détention, la Chambre criminelle a confirmé le maintien en incarcération de l’accusée principale. La demande de liberté provisoire formulée par la défense a été rejetée, la juridiction estimant que les conditions légales n’étaient pas réunies. Ndella Madior Diouf restera ainsi détenue au Camp pénal de Liberté 6, prolongeant une détention préventive qui dépasse désormais les deux années.

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