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Justice

Affaire Softcare : un rassemblement annoncé le 6 février pour exiger des explications des autorités sanitaires

Plus de quarante jours après les premières révélations sur de graves manquements dans le processus de fabrication des produits de la marque Softcare, le silence persistant des autorités sanitaires continue d’alimenter la colère et l’inquiétude au sein de…

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Affaire Softcare : un rassemblement annoncé le 6 février pour exiger des explications des autorités sanitaires

Plus de quarante jours après les premières révélations sur de graves manquements dans le processus de fabrication des produits de la marque Softcare, le silence persistant des autorités sanitaires continue d’alimenter la colère et l’inquiétude au sein de l’opinion publique. Face à cette situation jugée inacceptable, le collectif citoyen dénommé « Lumière », mis en place dans le sillage de ce dossier, a annoncé l’organisation d’un rassemblement ce vendredi 6 février 2026, à partir de 15 heures, devant le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.

Dans son appel, le collectif invite l’ensemble des Sénégalaises et des Sénégalais à se mobiliser pour « exiger une communication claire, transparente et responsable sur les produits Softcare ». Les organisateurs estiment que les populations ont droit à une information complète sur la nature exacte des risques encourus, sur les responsabilités établies et sur les mesures prises pour protéger la santé publique.

L’affaire avait éclaté au grand jour à la suite d’un communiqué publié le 11 décembre 2025 par l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP). Dans ce document, l’agence annonçait la suspension de la commercialisation des produits Softcare « jusqu’à la mise en conformité du processus de fabrication ». Cette décision faisait suite à une inspection menée dans l’usine de la société, située à Sindia, dans la région de Thiès, au cours de laquelle les équipes de l’ARP avaient mis en évidence la présence de matières premières périmées dans le circuit de production.

Si cette mesure de suspension avait été saluée comme un premier pas, de nombreuses zones d’ombre demeurent. Aucune communication détaillée n’a, à ce jour, été faite sur l’étendue réelle des produits concernés, sur les risques potentiels pour les consommateurs, ni sur les sanctions éventuelles contre les responsables de ces manquements. Ce flou nourrit les soupçons et renforce la méfiance d’une partie de la population.

C’est dans ce contexte qu’un collectif de la société civile, soutenu notamment par le député Guy Marius Sagna et le mouvement FRAPP, s’est constitué pour exiger vérité et justice. Le groupe a déposé une pétition ainsi que des lettres de protestation auprès du ministère de la Santé, dénonçant le mutisme des autorités face aux doutes persistants entourant la « dangerosité » des produits Softcare et évoquant même de possibles faits de « corruption » au sein de l’ARP.

Parallèlement, trois députés ont officiellement demandé l’audition du directeur général de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique afin qu’il s’explique sur les dysfonctionnements relevés au sein de la structure et sur la gestion globale de ce dossier.

Pour le collectif « Lumière », le rassemblement du 6 février doit constituer un tournant. Il s’agit, selon ses membres, de contraindre les autorités à sortir de leur réserve et à prendre publiquement position, dans un esprit de redevabilité et de respect du droit des citoyens à l’information. Au-delà du cas Softcare, les organisateurs estiment que cette mobilisation pose la question plus large du contrôle des produits pharmaceutiques et cosmétiques au Sénégal et de la capacité de l’État à garantir la sécurité sanitaire des populations.

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