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Société

Mbour : une agression au couteau entre coépouses secoue le quartier Keur Mame Mbaye

Une affaire de violence conjugale d’une rare gravité a récemment frappé le quartier Keur Mame Mbaye à Mbour, où une seconde épouse, identifiée comme M. Fall, a asséné deux coups de couteau à sa coépouse, S. Guèye, provoquant son hospitalisation en urgence.…

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Mbour : une agression au couteau entre coépouses secoue le quartier Keur Mame Mbaye

Une affaire de violence conjugale d’une rare gravité a récemment frappé le quartier Keur Mame Mbaye à Mbour, où une seconde épouse, identifiée comme M. Fall, a asséné deux coups de couteau à sa coépouse, S. Guèye, provoquant son hospitalisation en urgence. Le procès de la prévenue s’est tenu ce jeudi au tribunal de grande instance de Mbour, le verdict étant prévu pour le 19 février 2026.

Mariée en juin 2025 en tant que seconde épouse, M. Fall est accusée d’avoir attaqué S. Guèye lors d’un conflit conjugal survenu en décembre 2025, aux environs de 11 heures du matin. Selon le rapport des enquêteurs, la victime était en train de préparer le repas de midi dans la cuisine lorsqu’elle a été soudainement agressée par derrière. Devant le tribunal, la prévenue, en larmes, a déclaré : « Je ne voulais pas la tuer, je voulais juste me protéger ». Les témoignages recueillis indiquent que le premier coup de couteau a atteint le dos de la victime. Alors qu’elle tentait de fuir, S. Guèye a été frappée une seconde fois à l’abdomen, s’effondrant gravement blessée.

Transportée en urgence à l’hôpital Thierno Mouhamadoul Mansour Barro de Mbour, S. Guèye a été admise aux soins intensifs. Quant à M. Fall, consciente de la gravité de son geste, elle s’est réfugiée chez ses parents. Les premières tentatives de règlement à l’amiable des familles des deux épouses ont ralenti l’enquête et retardé la production d’un certificat médical détaillant l’état de la victime. Cependant, la plainte a été maintenue, et M. Fall a été arrêtée et placée sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt et de correction de Mbour.

L’audience a été marquée par un face-à-face tendu entre les deux femmes. Interrogée par le juge, M. Fall a expliqué son geste comme un acte de légitime défense : « Je lui ai donné ces coups parce que je me sentais menacée. Ce jour-là, elle est entrée dans ma chambre avec un couteau et je n’ai fait que me défendre ». Elle a également évoqué les tensions constantes dans le foyer depuis son arrivée : « Il y avait toujours des disputes, mais ce jour-là, j’ai paniqué et j’ai agi sans réfléchir ».

De son côté, S. Guèye a rejeté ces arguments, décrivant une longue série de provocations et de harcèlements de la part de sa coépouse : « Depuis qu’elle est arrivée, elle multiplie les humiliations et les conflits. Mon mari prend toujours son parti, ce qui l’a encouragée à devenir violente ». La première épouse a souligné que l’intervention d’un tiers n’aurait pas été suffisante pour prévenir l’agression, dénonçant un climat de tension permanent dans le foyer.

Le procureur de la République a rappelé la gravité de l’acte et sa dimension potentiellement préméditée. « La violence conjugale est un crime qui ne peut rester impuni. La brutalité de cette agression, le fait qu’elle ait été portée à deux reprises et que la victime ait failli perdre la vie, justifient une sanction exemplaire », a-t-il déclaré devant le tribunal. Le juge a finalement fixé le délibéré au 19 février 2026, laissant l’opinion publique dans l’attente d’une décision sur cette affaire qui a profondément choqué la communauté de Mbour.

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