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Société

Drame à l’UCAD : le Procureur Ibrahima Ndoye face à la presse après la mort d’Abdoulaye Ba

L’émotion et la colère ne retombent pas après le décès brutal d’Abdoulaye Ba, étudiant en deuxième année de médecine à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar. Âgé de 21 ans, le jeune homme a perdu la vie le 9 février 2026, à la suite d’affrontements…

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Drame à l’UCAD : le Procureur Ibrahima Ndoye face à la presse après la mort d’Abdoulaye Ba

L’émotion et la colère ne retombent pas après le décès brutal d’Abdoulaye Ba, étudiant en deuxième année de médecine à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar. Âgé de 21 ans, le jeune homme a perdu la vie le 9 février 2026, à la suite d’affrontements survenus entre apprenants et forces de l’ordre. Depuis, l’affaire suscite une vive polémique et alimente un débat national sur les circonstances exactes de sa mort.

Face à l’ampleur de l’émotion et à l’exigence de vérité exprimée par une large frange de l’opinion publique, le Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Dakar, Ibrahima Ndoye, prévoit de tenir un point de presse dans l’après-midi de ce mardi 17 février 2026 au Palais de justice de Dakar. Cette sortie médiatique est particulièrement attendue, tant les déclarations précédentes du parquet ont été contestées.

Dans un communiqué rendu public quelques jours après le drame, le Procureur avait affirmé que « les éléments disponibles ne corroborent pas les rumeurs faisant état de violences physiques exercées sur la victime ». Une position qui a immédiatement provoqué l’indignation d’acteurs de la société civile, d’organisations estudiantines et de nombreux citoyens. Pour ces derniers, cette communication officielle semblait minimiser la gravité des faits, voire chercher à orienter l’opinion avant la fin complète des investigations.

La controverse s’est intensifiée après la divulgation d’informations relatives à l’autopsie d’Abdoulaye Ba. Selon des sources proches du dossier, le rapport médico-légal ferait état de plusieurs fractures et traumatismes physiques. Ces éléments, largement relayés sur les réseaux sociaux, ont renforcé les soupçons d’un recours disproportionné à la force lors des heurts. Dans ce contexte, beaucoup réclament une enquête indépendante et transparente afin d’établir clairement les responsabilités.

L’affaire a également fait réagir au plus haut sommet de l’État. Devant les parlementaires, lors d’une séance tenue le lundi 16 février, la Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Yacine Fall, a assuré que « tous ceux qui ont enfreint les règles, la loi s’appliquera sur eux ». Une déclaration perçue comme un engagement à faire toute la lumière sur cette affaire, sans protection ni impunité pour d’éventuels responsables.

Sur le campus de l’UCAD, la tension reste palpable. Des étudiants continuent d’exiger justice pour leur camarade, tandis que des appels au calme sont lancés pour éviter de nouveaux débordements. La mort d’Abdoulaye Ba est ainsi devenue un symbole des relations parfois tendues entre forces de l’ordre et jeunes manifestants, mais aussi un test majeur pour la crédibilité des institutions judiciaires.

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