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Société

Kaolack – Gestion défaillante de l’eau à Thiomby : OFOR et Flex Eau pointées du doigt

La commune de Thiomby traverse une situation devenue intenable. Depuis maintenant trois jours, plusieurs quartiers sont privés d’eau potable, plongeant les populations dans une crise quotidienne particulièrement éprouvante en pleine période de Ramadan.…

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Kaolack – Gestion défaillante de l’eau à Thiomby : OFOR et Flex Eau pointées du doigt

La commune de Thiomby traverse une situation devenue intenable. Depuis maintenant trois jours, plusieurs quartiers sont privés d’eau potable, plongeant les populations dans une crise quotidienne particulièrement éprouvante en pleine période de Ramadan. Entre indignation, fatigue et incompréhension, les habitants dénoncent une gestion jugée opaque et inefficace du service public de l’eau.

Dans les concessions, le constat est le même : des robinets désespérément secs. Femmes, personnes âgées et jeunes parcourent de longues distances à la recherche de quelques bidons d’eau, souvent sous une chaleur accablante et dans des conditions rendues encore plus difficiles par le jeûne.

« Nous sommes abandonnés à nous-mêmes. L’eau est vitale pour cuisiner, se laver, faire les ablutions et maintenir un minimum d’hygiène. Depuis trois jours, c’est une souffrance quotidienne », déplore Diatta Ndao, habitant de la commune.

Un Ramadan sous tension

Cette pénurie intervient au pire moment. En période de Ramadan, la consommation d’eau augmente naturellement pour la préparation des repas de rupture du jeûne, les besoins domestiques et les pratiques religieuses. Privées de cette ressource essentielle, de nombreuses familles se voient contraintes d’acheter de l’eau auprès de vendeurs informels, ce qui alourdit considérablement des dépenses déjà difficiles à supporter.

OFOR et Flex Eau au cœur des critiques

Face à cette crise, la colère populaire vise directement les structures en charge de la gestion de l’eau, notamment l’OFOR et Flex Eau, accusées par les habitants de mauvaise organisation et d’un manque flagrant d’anticipation.

Pour de nombreux résidents, cette pénurie n’est pas un incident isolé, mais le symptôme d’un dysfonctionnement plus profond du système d’approvisionnement. Les populations dénoncent une gestion qualifiée de « nébuleuse », marquée par l’absence d’informations claires, le silence des responsables et un manque de réactivité face à l’urgence.

« Aucune communication officielle, aucune explication. Nous découvrons la crise en subissant ses conséquences », s’indigne Diatta Ndao.

L’État interpellé en urgence

Devant l’ampleur de la situation, les populations de Thiomby interpellent directement l’État du Sénégal afin qu’il prenne ses responsabilités et impose des solutions rapides et durables. Pour beaucoup, l’accès à l’eau potable relève d’un droit fondamental qui ne saurait dépendre de défaillances techniques répétées ou d’une gestion jugée déconnectée des réalités locales.

« Nous ne demandons pas un luxe, seulement de l’eau », martèle M. Ndao.

Alors que le Ramadan se poursuit, la pression monte à Thiomby. Sans rétablissement rapide du service, cette crise de l’eau pourrait rapidement se transformer en véritable crise sociale.

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