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Politique

L’Assemblée nationale adopte un projet de loi durcissant la répression de l’homosexualité au Sénégal

Les députés sénégalais ont adopté, ce mercredi 11 mars 2026, un projet de loi visant à renforcer la répression de l’homosexualité au Sénégal. Le texte, porté par le Premier ministre Ousmane Sonko, a été examiné et validé au cours d’une séance plénière à…

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L’Assemblée nationale adopte un projet de loi durcissant la répression de l’homosexualité au Sénégal

Les députés sénégalais ont adopté, ce mercredi 11 mars 2026, un projet de loi visant à renforcer la répression de l’homosexualité au Sénégal. Le texte, porté par le Premier ministre Ousmane Sonko, a été examiné et validé au cours d’une séance plénière à l’Assemblée nationale du Senegal.

Au terme du vote, 138 députés ont pris part au scrutin. Parmi eux, 135 ont voté pour l’adoption du projet de loi, aucun parlementaire ne s’y est opposé et trois se sont abstenus. Cette large majorité traduit un soutien massif du Parlement à cette réforme du cadre juridique encadrant les actes qualifiés de « contre nature » dans la législation sénégalaise.

Le texte adopté modifie la loi du 21 juillet 1965 qui régit ces infractions dans le droit pénal sénégalais. L’une des principales évolutions introduites par cette réforme concerne la précision apportée à la définition des actes considérés comme étant « contre-nature ». Les nouvelles dispositions détaillent davantage les comportements visés par la loi, dans le but de clarifier l’interprétation juridique de ces infractions.

Par ailleurs, la réforme supprime la référence aux « actes impudiques », une expression qui figurait dans la législation précédente et qui était souvent jugée trop vague ou sujette à diverses interprétations. En remplaçant cette formulation par une définition plus explicite des faits incriminés, les autorités entendent renforcer la lisibilité et l’application de la loi.

Le projet de loi introduit également un durcissement des sanctions pénales. Désormais, les personnes reconnues coupables des infractions visées par ce texte encourront des peines de prison pouvant aller de cinq à dix ans, selon les circonstances et les dispositions prévues par la nouvelle législation adoptée par les parlementaires.

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