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Politique

Réforme du code électoral : Doudou Wade prédit une censure inévitable du Conseil constitutionnel

L’adoption de la proposition de loi n°11/2026 modifiant le code électoral continue de susciter de vives réactions dans l’espace politique sénégalais. Parmi les voix les plus critiques figure Doudou Wade, ancien président du groupe parlementaire Liberté et…

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Réforme du code électoral : Doudou Wade prédit une censure inévitable du Conseil constitutionnel

L’adoption de la proposition de loi n°11/2026 modifiant le code électoral continue de susciter de vives réactions dans l’espace politique sénégalais. Parmi les voix les plus critiques figure Doudou Wade, ancien président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie, qui n’a pas tardé à remettre en cause la solidité juridique du texte voté ce mardi par l’Assemblée nationale.

S’exprimant dans les colonnes de Dakaractu, l’ancien parlementaire affiche une conviction ferme : la loi ne résistera pas à un éventuel recours devant le Conseil constitutionnel du Sénégal. Selon lui, deux séries de griefs majeurs fragilisent profondément le texte, à savoir des vices de forme dans la procédure d’adoption et des incohérences substantielles dans son contenu.

Sur le plan procédural, Doudou Wade pointe des irrégularités qu’il juge suffisamment graves pour entraîner à elles seules la censure de la loi. Il estime que le processus ayant conduit à la modification de la loi n°2021/35 du 23 juillet 2021 n’a pas respecté les exigences légales et constitutionnelles en vigueur. Sans entrer dans tous les détails techniques, il laisse entendre que certaines étapes essentielles auraient été négligées ou menées de manière contestable, ce qui pourrait constituer un motif solide d’invalidation.

Mais au-delà de la forme, c’est le fond même du texte qui suscite, selon lui, les plus grandes inquiétudes. Doudou Wade évoque des incohérences dans la logique globale de la réforme et dans sa mise en œuvre. Il considère que ces contradictions internes affaiblissent la crédibilité juridique de la loi et la rendent difficilement défendable devant les Sages du Conseil constitutionnel. À ses yeux, une telle accumulation d’imperfections ne saurait être validée par la haute juridiction.

Dans son analyse, l’ancien député ne laisse que peu de place au doute quant à l’issue du processus. Il anticipe un rejet quasi certain du texte si celui-ci venait à être déféré devant le Conseil constitutionnel. Une position tranchée qui reflète les tensions persistantes autour de cette réforme électorale, déjà critiquée par une partie de l’opposition et de la société civile.

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