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Politique

Le PDS exige un référendum et s’oppose à la réforme constitutionnelle portée par Pastef

Dakar, 27 juin 2026 – Le Parti démocratique sénégalais (PDS) est monté au créneau contre le projet de révision constitutionnelle initié par le groupe parlementaire Pastef, réclamant l’organisation d’un référendum afin de soumettre toute modification de la…

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Le PDS exige un référendum et s’oppose à la réforme constitutionnelle portée par Pastef

Dakar, 27 juin 2026 – Le Parti démocratique sénégalais (PDS) est monté au créneau contre le projet de révision constitutionnelle initié par le groupe parlementaire Pastef, réclamant l’organisation d’un référendum afin de soumettre toute modification de la Loi fondamentale à l’approbation directe du peuple sénégalais.

Dans un communiqué publié ce samedi à Dakar par son porte-parole, la formation libérale estime qu’une réforme touchant à l’architecture institutionnelle du pays ne saurait être adoptée uniquement par la voie parlementaire. Selon le PDS, le recours au référendum constitue « la voie la plus légitime, la plus démocratique et la plus conforme à la souveraineté populaire » pour trancher des questions engageant durablement l’avenir des institutions.

Le parti d’opposition exprime ainsi de vives réserves sur la méthode employée par la majorité parlementaire. Il dénonce toute tentative de modification de la Constitution qui interviendrait dans un contexte politique jugé conjoncturel et appelle à une démarche davantage fondée sur la concertation nationale.

« Le PDS condamne toute tentative de réformer la Constitution dans la précipitation ou sous l’effet de considérations politiques du moment », souligne le communiqué, qui insiste sur la nécessité de préserver la stabilité institutionnelle du pays. Pour les responsables libéraux, l’organisation des pouvoirs publics ne doit pas être influencée par les rapports de force politiques ou les intérêts circonstanciels.

Le parti rappelle également la tradition sénégalaise du dialogue et du consensus dans les grandes réformes institutionnelles. À ses yeux, les changements touchant aux équilibres constitutionnels exigent un large débat national associant les forces politiques, la société civile et les citoyens.

Pour justifier sa position, le PDS met en avant son héritage politique et institutionnel. Le communiqué rappelle que la Constitution de 2001 avait été soumise au peuple sénégalais à travers un référendum, permettant ainsi de conférer une légitimité populaire au texte fondamental.

La formation politique réaffirme ainsi son attachement à « l’esprit qui a présidé à l’adoption de la Constitution de 2001 sous la présidence de Maître Abdoulaye Wade », considérant que toute réforme majeure doit être validée par le suffrage universel.

Dans sa déclaration, le PDS appelle enfin les forces vives de la Nation, les acteurs politiques, les organisations de la société civile et l’ensemble des citoyens à se mobiliser pour défendre l’État de droit, le respect des institutions et la souveraineté populaire.

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