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Politique

Touba : Aldiouma Sow raille la tournée de Sonko et relance la bataille autour de la réforme constitutionnelle

La tournée politique effectuée ce week-end par Ousmane Sonko à Touba continue d’alimenter les réactions au sein de la classe politique. Cette fois, c’est Aldiouma Sow, membre de la coalition Diomaye Président, qui est monté au créneau pour critiquer la…

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Touba : Aldiouma Sow raille la tournée de Sonko et relance la bataille autour de la réforme constitutionnelle

La tournée politique effectuée ce week-end par Ousmane Sonko à Touba continue d’alimenter les réactions au sein de la classe politique. Cette fois, c’est Aldiouma Sow, membre de la coalition Diomaye Président, qui est monté au créneau pour critiquer la démarche du président de l’Assemblée nationale. À travers une sortie au ton particulièrement incisif, il a recouru à une série de métaphores pour minimiser la portée de cette visite et revenir sur les récentes tensions institutionnelles ayant opposé le chef du Parlement au président de la République.

Selon Aldiouma Sow, les deux journées passées par Ousmane Sonko dans le département de Mbacké n’ont produit aucun effet politique significatif. Il estime que les nombreuses rencontres organisées durant cette tournée n’ont fait que réunir des responsables politiques, des élus locaux et des cadres qui, selon lui, ont déjà pris leurs distances avec le président de l’Assemblée nationale pour rejoindre le camp du président Bassirou Diomaye Faye.

Pour illustrer son analyse, le responsable de la coalition Diomaye Président compare cette tournée à une prédication « dans le désert », estimant qu’elle n’a trouvé aucun véritable écho politique. Poursuivant dans le registre de la métaphore, il affirme que même le célèbre Café Touba, symbole emblématique de la cité religieuse, aurait perdu « son arôme » dans un contexte où, à ses yeux, le message porté par Ousmane Sonko ne susciterait plus l’adhésion attendue.

Au-delà de cette critique de terrain, Aldiouma Sow est revenu sur le récent bras de fer institutionnel entre le président de la République et le président de l’Assemblée nationale. Il s’est notamment prononcé sur la réforme constitutionnelle initiée par Ousmane Sonko, qui visait à modifier les rapports entre le Parlement et le gouvernement.

Selon lui, cette réforme avait pour objectif de renforcer les prérogatives du président de l’Assemblée nationale, notamment en lui permettant d’engager plus facilement la responsabilité politique du gouvernement. Une ambition qui, affirme-t-il, a été stoppée net par la décision du Conseil constitutionnel ayant déclaré le texte non conforme à la Constitution à la suite d’un recours introduit par le président Bassirou Diomaye Faye.

Pour Aldiouma Sow, cette décision des Sages constitue un tournant majeur dans l’équilibre des institutions et confirme, selon son interprétation, les limites des pouvoirs du président de l’Assemblée nationale.

Le responsable politique a également réservé ses critiques aux soutiens les plus fidèles d’Ousmane Sonko. Sans s’en prendre directement à l’ensemble des militants de Pastef, il cible ceux qu’il qualifie de « Sonko-dépendants ». Il leur reproche de faire primer leur fidélité personnelle au leader politique sur le respect des institutions et des textes fondamentaux.

À l’en croire, ces responsables continueraient de défendre une lecture erronée de la Constitution, refusant d’accepter les conséquences juridiques de la décision rendue par le Conseil constitutionnel. Il estime que cette posture entretient une confusion politique alors que, selon lui, le débat institutionnel a déjà été tranché.

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