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Politique

Fonds politiques : Yankhoba Diémé estime que les 1,770 milliard FCFA auraient pu servir à indemniser les anciens détenus

Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, relance le débat sur l’utilisation des fonds politiques alloués au Premier ministre. Dans un entretien accordé à Seneweb, il a estimé que l’enveloppe de 1,770 milliard…

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Fonds politiques : Yankhoba Diémé estime que les 1,770 milliard FCFA auraient pu servir à indemniser les anciens détenus

Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, relance le débat sur l’utilisation des fonds politiques alloués au Premier ministre. Dans un entretien accordé à Seneweb, il a estimé que l’enveloppe de 1,770 milliard de francs CFA aurait pu être mobilisée pour indemniser les anciens détenus, considérant que les ressources financières nécessaires existaient bel et bien.

Selon le ministre, c’est au cours des débats budgétaires à l’Assemblée nationale qu’il a pris connaissance du montant exact des fonds politiques mis à la disposition du chef du gouvernement. Une somme qu’il juge suffisamment importante pour permettre une prise en charge effective des victimes, si les autorités avaient choisi de lui affecter cette destination.

« Rien qu’avec ces 1,770 milliard de FCFA, on pouvait indemniser les députés à hauteur d’environ 5 millions de FCFA chacun sur deux ans. Si l’on applique le même raisonnement aux anciens détenus, cela aurait permis d’indemniser plusieurs centaines, voire plus d’un millier de bénéficiaires selon le montant retenu », a déclaré Yankhoba Diémé.

À travers cette comparaison, le ministre soutient que la question des indemnisations ne relevait pas d’une insuffisance de moyens financiers, mais plutôt d’un arbitrage dans l’affectation des ressources publiques. À ses yeux, l’État disposait des capacités budgétaires nécessaires pour répondre aux attentes des personnes concernées.

Yankhoba Diémé a également établi une distinction entre les initiatives individuelles et une politique publique d’indemnisation. Il a notamment évoqué le don d’un mois de salaire de 4 millions de francs CFA, estimant qu’un tel geste, aussi symbolique soit-il, ne saurait se substituer à une réponse institutionnelle structurée en faveur des anciens détenus.

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