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Justice

Conseil constitutionnel : Ousmane Diagne officiellement installé à la tête de la haute juridiction

Le Conseil constitutionnel du Sénégal a désormais un nouveau président. Le magistrat Ousmane Diagne a officiellement pris ses fonctions ce mardi, à l’issue d’une audience solennelle et publique consacrée à sa prestation de serment. Cette cérémonie marque…

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Conseil constitutionnel : Ousmane Diagne officiellement installé à la tête de la haute juridiction

Le Conseil constitutionnel du Sénégal a désormais un nouveau président. Le magistrat Ousmane Diagne a officiellement pris ses fonctions ce mardi, à l’issue d’une audience solennelle et publique consacrée à sa prestation de serment. Cette cérémonie marque une nouvelle étape pour la haute juridiction, après plus d’une année d’intérim à la suite du décès de son ancien président, Mamadou Badio Camara, en avril 2025.

Devant les membres du Conseil constitutionnel, les représentants de la magistrature et plusieurs personnalités de l’État, Ousmane Diagne a prêté serment avant de prendre officiellement les rênes de l’institution. Dans son engagement solennel, le nouveau président a clairement défini les principes qui devront guider l’exercice de ses nouvelles responsabilités.

« Ma loyauté sera à la Constitution, à l’État de droit et à l’indépendance du juge », a-t-il déclaré au moment de prêter serment. Une formule qui résume, à elle seule, la ligne qu’il entend imprimer à son mandat, fondée sur le respect de la Constitution, la neutralité dans l’exercice de la fonction et l’indépendance de la justice.

Cette prise de fonctions intervient dans un contexte institutionnel particulièrement important pour le Sénégal. Le Conseil constitutionnel occupe en effet une position centrale dans le fonctionnement de l’État. Il est notamment chargé de veiller au respect de la Constitution, de contrôler la conformité des lois aux dispositions constitutionnelles et de statuer sur certaines questions électorales, en particulier celles relatives à la régularité des scrutins et aux contentieux qui peuvent en découler.

Avec l’installation d’Ousmane Diagne, l’institution met ainsi fin à une période d’intérim qui avait débuté après la disparition de Mamadou Badio Camara. Depuis lors, la vice-présidente du Conseil constitutionnel, Aminata Ly Ndiaye, assurait la présidence intérimaire de la juridiction.

Le choix d’Ousmane Diagne intervient également au terme d’un parcours particulièrement dense dans la magistrature sénégalaise. Le nouveau président du Conseil constitutionnel a occupé plusieurs fonctions de premier plan au sein de l’appareil judiciaire. Il a notamment exercé comme procureur général près la Cour d’appel de Dakar, avant de devenir premier avocat général près la Cour suprême.

Son parcours l’a également conduit au sommet de l’Exécutif. Ousmane Diagne a été nommé ministre de la Justice, Garde des Sceaux, dans le premier gouvernement dirigé par Ousmane Sonko. Il a occupé cette fonction du 12 avril 2024 au 6 septembre 2025, avant de poursuivre son parcours au sein de la haute magistrature.

Son expérience à la fois judiciaire et gouvernementale constitue l’un des principaux éléments de son profil au moment où il prend la direction du Conseil constitutionnel. À la tête de cette institution, il devra désormais exercer une fonction distincte de ses précédentes responsabilités, avec pour impératif de préserver l’indépendance et l’autorité de la juridiction constitutionnelle.

La cérémonie d’installation a réuni une importante partie de la magistrature sénégalaise autour du nouveau président. Elle a ainsi consacré officiellement son entrée en fonction et ouvert une nouvelle séquence dans la vie du Conseil constitutionnel.

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