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Politique

Djiby Ciss défend Bassirou Diomaye Faye et appelle à la dissolution de l’Assemblée nationale

Le débat sur la modification de l’article 37 de la Constitution continue de provoquer de vives réactions au sein de l’Assemblée nationale. Membre du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes, le député Djiby Ciss a pris publiquement la défense du président…

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Djiby Ciss défend Bassirou Diomaye Faye et appelle à la dissolution de l’Assemblée nationale

Le débat sur la modification de l’article 37 de la Constitution continue de provoquer de vives réactions au sein de l’Assemblée nationale. Membre du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes, le député Djiby Ciss a pris publiquement la défense du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, tout en annonçant son opposition au texte actuellement soumis aux députés.

Prenant position contre la proposition examinée par l’Assemblée nationale, Djiby Ciss estime que la réforme, telle qu’elle est présentée, viserait particulièrement le chef de l’État. « Je ne voterai pas cette loi parce qu’elle s’acharne sur le chef de l’État. Elle ne vise que lui », a-t-il déclaré.

Le parlementaire récuse ainsi les critiques adressées à Bassirou Diomaye Faye sur la question de la déclaration de patrimoine. Selon lui, le président de la République n’aurait jamais cherché à se soustraire à cette obligation. Djiby Ciss met également en avant ce qu’il considère comme la droiture du chef de l’État, estimant que les débats actuels ne devraient pas servir à mettre en cause son intégrité.

L’élu de Pastef assume pleinement sa position, même si celle-ci devait lui coûter politiquement. « Je n’ai pas peur de mon opinion, encore moins de perdre un mandat de député », affirme-t-il, affichant ainsi sa détermination à maintenir son opposition au texte.

Au-delà de la question de la déclaration de patrimoine, Djiby Ciss alerte sur les conséquences institutionnelles que pourrait, selon lui, entraîner la démarche actuellement engagée par l’Assemblée nationale. Il redoute un déséquilibre croissant entre les pouvoirs et considère que le Parlement risque d’empiéter progressivement sur les prérogatives du président de la République.

« Si elle continue, on risque d’arriver à un niveau où le président devra demander la permission à l’Assemblée avant de sortir de son palais », prévient le député. Une formule qui traduit, selon lui, la nécessité de préserver l’équilibre entre les différentes institutions de la République.

Dans cette logique, Djiby Ciss invite directement Bassirou Diomaye Faye à prendre ses responsabilités. Le député estime que le chef de l’État doit agir afin d’éviter une détérioration du fonctionnement des institutions. « Que Bassirou Diomaye Faye prenne ses responsabilités, sinon les institutions et la République vont se dégrader », lance-t-il.

Le parlementaire va même plus loin en appelant le président de la République à dissoudre l’Assemblée nationale. Pour lui, une telle décision ne devrait pas être subordonnée au versement d’indemnités aux députés. Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions politiques et institutionnelles autour des nouvelles propositions examinées par les députés.

Djiby Ciss s’est également prononcé sur la polémique entourant la « caisse noire » du président de la République. Il estime que le débat ne devrait pas se limiter aux ressources dont dispose le chef de l’État et soutient que l’Assemblée nationale dispose elle aussi de moyens financiers importants dont les députés n’auraient pas une connaissance suffisante.

« On parle de la caisse noire du président, mais l’Assemblée a un milliard que les députés ignorent », soutient-il. Par cette déclaration, le député entend déplacer le débat vers la question plus générale de la transparence et du contrôle des ressources financières des institutions.

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