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Politique

Deuxième session extraordinaire : Ousmane Sonko convoque le Bureau de l’Assemblée nationale, la DPG du 1er septembre en sursis

Le calendrier parlementaire s’annonce une nouvelle fois sous tension. Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a convoqué les membres du Bureau de l’institution pour une réunion ce vendredi à 10 heures, rapporte le quotidien Les Échos. Cette…

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Deuxième session extraordinaire : Ousmane Sonko convoque le Bureau de l’Assemblée nationale, la DPG du 1er septembre en sursis

Le calendrier parlementaire s’annonce une nouvelle fois sous tension. Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a convoqué les membres du Bureau de l’institution pour une réunion ce vendredi à 10 heures, rapporte le quotidien Les Échos. Cette rencontre intervient dans un contexte institutionnel particulièrement sensible, marqué par la demande du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, d’ouvrir une deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale en l’espace d’un mois.

Selon les informations rapportées par le journal, l’ordre du jour officiellement communiqué aux membres du Bureau se limite pour l’heure à la rubrique « Informations ». Une formulation volontairement succincte qui ne permet pas, à ce stade, de connaître avec précision les dossiers qui seront examinés au cours de la réunion.

Cette rencontre devrait néanmoins permettre aux instances dirigeantes de l’Assemblée nationale de se pencher sur la demande présidentielle relative à l’ouverture d’une nouvelle session extraordinaire. Celle-ci devra, conformément à la procédure parlementaire, être formellement convoquée et assortie d’un ordre du jour précis. Le programme des travaux pourra ensuite être complété par les instances compétentes de l’institution parlementaire.

Le principal enjeu de cette nouvelle séquence concerne le calendrier politique et institutionnel des prochains jours. En effet, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô doit, sauf changement de dernière minute, présenter sa Déclaration de politique générale (DPG) devant les députés le mardi 1er septembre 2026. Or, la procédure liée à l’ouverture d’une session extraordinaire pourrait sérieusement compromettre le respect de cette échéance.

D’après Les Échos, les députés disposent ensuite d’un délai d’au moins huit jours, ce qui réduit considérablement la marge de manœuvre pour organiser les travaux parlementaires dans les délais initialement prévus. Dans ces conditions, la tenue de la DPG à la date du 1er septembre apparaît de plus en plus incertaine.

Une issue reste toutefois possible. Elle passerait par un accord entre les trois principales autorités concernées, à savoir le président de la République Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô et le président de l’Assemblée nationale Ousmane Sonko. Une entente politique et institutionnelle pourrait permettre de lever les contraintes liées au calendrier et de préserver la date retenue pour le grand oral du chef du gouvernement.

Cette nouvelle réunion du Bureau intervient alors que les relations entre l’Exécutif et le Parlement demeurent particulièrement scrutées. La question du calendrier des travaux parlementaires est devenue un enjeu majeur, à l’approche de la Déclaration de politique générale du Premier ministre, qui doit exposer devant la représentation nationale les grandes orientations de l’action gouvernementale.

La réunion convoquée ce vendredi à 10 heures pourrait ainsi constituer une étape décisive. Au-delà de la simple rubrique « Informations » annoncée officiellement, elle pourrait permettre de clarifier la procédure devant conduire à l’ouverture de cette deuxième session extraordinaire et, surtout, de déterminer si la DPG du 1er septembre pourra effectivement se tenir à la date annoncée.

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