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Politique

Thierno Alassane Sall met en cause l’implication de Diomaye Faye dans le dossier Yaakaar-Teranga

L’ancien ministre de l’Énergie et député non-inscrit, Thierno Alassane Sall, s’en prend de nouveau à la gouvernance du président Bassirou Diomaye Faye. Dans une publication sur X, il s’interroge notamment sur la place qu’occuperait le chef de l’État dans…

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Thierno Alassane Sall met en cause l’implication de Diomaye Faye dans le dossier Yaakaar-Teranga

L’ancien ministre de l’Énergie et député non-inscrit, Thierno Alassane Sall, s’en prend de nouveau à la gouvernance du président Bassirou Diomaye Faye. Dans une publication sur X, il s’interroge notamment sur la place qu’occuperait le chef de l’État dans les activités de Kiiraay, une organisation privée, et sur les conséquences que cette implication pourrait avoir sur l’exercice de ses fonctions présidentielles.

Thierno Alassane Sall questionne ainsi l’utilisation du temps de travail du président de la République et le coût que pourraient représenter pour l’État les rencontres liées à cette organisation. Il met également en doute la portée de certains ralliements récents au « Diomayisme », estimant que ces changements de position pourraient être liés à la recherche de postes ou d’avantages matériels.

Dans son analyse, le député établit un parallèle avec les pratiques de transhumance politique observées sous les précédents régimes. Il décrit la dynamique actuelle comme une « ruée vers le gâteau Sénégal », une formule qui traduit, selon lui, son interrogation sur les motivations de certaines nouvelles adhésions au camp présidentiel.

Mais c’est surtout le dossier du gisement gazier de Yaakaar-Teranga qui concentre une partie importante de ses critiques. Thierno Alassane Sall revient notamment sur les récentes déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko concernant ce projet gazier, ainsi que sur les éléments attribués à l’ancien conseiller Ahmadou Al Aminou Lô.

Selon le député, ces déclarations laisseraient penser que le président Bassirou Diomaye Faye ne se serait pas suffisamment impliqué dans le suivi du calendrier de mise en production de Yaakaar-Teranga. Il évoque également les difficultés rencontrées avec Kosmos Energy et l’absence, selon lui, d’un dispositif clairement identifié permettant de faire face à un éventuel retrait de l’opérateur.

Pour Thierno Alassane Sall, l’enjeu dépasse largement le seul secteur gazier. La mise en exploitation de Yaakaar-Teranga est appelée à jouer un rôle dans l’approvisionnement du Sénégal en gaz destiné à la production d’électricité, notamment dans le cadre du programme « Gas to Power ». La disponibilité de cette ressource est également associée aux ambitions de réduction du coût de l’électricité et, plus largement, aux objectifs de transformation économique affichés par les autorités dans le cadre de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050.

L’ancien ministre s’étonne dès lors qu’un dossier d’une telle portée stratégique n’ait, selon lui, pas fait l’objet d’un traitement suffisamment visible en Conseil des ministres, alors que cette instance se réunit désormais tous les quinze jours. Il s’interroge également sur le fait que des déclarations publiques du Premier ministre sur un dossier aussi sensible aient pu, selon lui, ne pas susciter une réaction ou un arbitrage présidentiel préalable.

À travers cette sortie, Thierno Alassane Sall met donc en cause la manière dont les priorités seraient établies au sommet de l’État. Il oppose la connaissance fine des rapports de force politiques locaux qu’il prête au chef de l’État à ce qu’il considère comme une implication insuffisante dans certains dossiers économiques et énergétiques majeurs.

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