La Division spéciale de cybersécurité (DSC) poursuit ses investigations dans l’affaire de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo intime impliquant S. Manga, connue sous le pseudonyme d’« Anita ». Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, les enquêteurs procèdent à l’exploitation du téléphone portable de Khady Kébé, alias « Jessica », afin de retracer les circonstances de la diffusion de la vidéo et de déterminer le rôle exact du groupe de discussion baptisé « Panama City ».
Au cœur de cette enquête figurent notamment les conditions dans lesquelles la vidéo a été enregistrée puis rendue publique, mais aussi les soupçons d’un éventuel système de chantage impliquant certains membres de ce groupe. Les investigations doivent permettre aux enquêteurs de confronter les différentes déclarations recueillies et d’examiner les échanges numériques susceptibles d’éclairer cette affaire.
D’après Libération, Anita aurait expliqué aux enquêteurs avoir intégré le groupe « Panama City » à l’initiative de Jessica. C’est dans cet espace qu’elle aurait fait la connaissance de A. Thiam, un homme établi en France avec lequel elle entretenait une relation. Une vidéo intime, tournée au domicile de ce dernier, aurait par la suite été diffusée sur les réseaux sociaux, déclenchant les investigations de la DSC.
Entendue dans le cadre de la procédure, Khady Kébé aurait livré une version différente de la finalité du groupe. Selon ses explications rapportées par le journal, « Panama City » aurait essentiellement servi à partager des liens de vidéos TikTok avec les modératrices. Elle aurait également évoqué un projet de création d’un site de rencontres qui n’aurait finalement pas abouti.
Toutefois, les enquêteurs cherchent à vérifier si le groupe se limitait effectivement à ces activités. Ils s’intéressent notamment à son fonctionnement, aux relations entre ses membres et à la nature des contenus qui y circulaient. L’une des pistes explorées consiste à déterminer si cet espace aurait pu servir à mettre des personnes en relation dans le but d’obtenir des vidéos intimes susceptibles d’être utilisées à des fins de chantage.
L’exploitation du téléphone de Jessica constitue ainsi une étape importante de l’enquête. Les données numériques, les conversations et les éventuels échanges entre les différents protagonistes pourraient permettre de reconstituer la chronologie des faits et de mieux comprendre les circonstances dans lesquelles la vidéo d’Anita a été diffusée.

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