Un producteur audiovisuel a été interpellé ce dimanche 1er novembre 2026 à Dakar pour avoir fait survoler un drone au-dessus de l'hôtel Azalaï, en pleine période d'interdiction liée aux Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, rapporte Seneweb.
Le 27 octobre 2026, le directeur général de l'Agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie (ANACIM) avait signé une note circulaire interdisant l'exploitation des drones au-dessus des sites accueillant les Jeux. La mesure s'applique du 29 octobre au 14 novembre 2026, dans un rayon de cinq kilomètres autour de plusieurs zones. La zone A couvre, à Dakar, le stade Iba Mar Diop, la piscine olympique et leurs environs. La zone B concerne le stade Abdoulaye Wade de Diamniadio et ses environs, et la zone C, à Saly, l'hôtel Lamantin Beach et ses environs. L'interdiction vise également l'autoroute, les axes de circulation olympique et les corridors stratégiques entre Dakar et Diamniadio.
Adressée à tous les opérateurs de drones et à tous les médias, la note appelle au respect strict de ces interdictions. Elle a été transmise en copie au ministère des Transports terrestres et aériens, à l'État-major de l'armée de l'air, à la représentation de l'ASECNA au Sénégal, à la Police nationale et au Haut Commandement de la Gendarmerie nationale.
Quatre jours après l'entrée en vigueur de la mesure, vers 15 h 10, un adjudant de police en service au Centre de vidéosurveillance de la Police nationale a conduit au commissariat d'arrondissement du Point-E un homme de 38 ans, qui se présente comme producteur audiovisuel et gérant d'une agence de communication établie à Ouagou Niayes 2. Selon le policier, il aurait fait survoler l'hôtel Azalaï par son drone sans disposer d'une autorisation.
Interrogé, le mis en cause a expliqué avoir été engagé par une autre agence, basée aux Mamelles, qui organise un événement pour le compte d'une entreprise. Sa mission consistait à couvrir l'événement en réalisant un album photo et des vidéos souvenirs. Il a reconnu ne disposer d'aucune autorisation pour faire voler son drone, affirmant qu'il pensait que l'hôtel Azalaï n'était pas concerné par la mesure d'interdiction. Il reste présumé innocent.






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