Face au blocage de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026, Adjaratou Fatou Dia Diop revient à la charge. Pour la troisième fois, la présidente du mouvement 2ADS prend la parole pour appeler les acteurs politiques à faire preuve de responsabilité républicaine. Alors que le bras de fer institutionnel menace de paralyser l’action publique, elle interpelle l’Exécutif et le Législatif sur leurs devoirs, estimant que « le Sénégal ne peut plus être l’otage de calculs boutiquiers ».
La coexistence politique n’est pas une arène de gladiateurs, mais le test ultime de notre maturité démocratique. Le blocage autour de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026 donne aujourd’hui le sentiment amer d’un immense gâchis et d’une crise dont le pays aurait pu se passer.
« Rien n’imposait cette fatalité. La cohabitation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif aurait dû s’écrire sous le signe d’une complémentarité constructive, rigoureuse et respectueuse des prérogatives constitutionnelles de chaque camp », déclare Adjaratou Fatou Dia Diop, au nom du mouvement 2ADS.
Pour la présidente du mouvement, le temps des postures est désormais révolu. Ce qui se joue à l’Assemblée nationale dépasse les simples joutes parlementaires et les susceptibilités politiques : « C’est la solidité même de notre modèle républicain qui est mise à rude épreuve. » Une majorité parlementaire et un pouvoir exécutif, tous deux investis par le peuple, ne peuvent se laisser enfermer dans une logique de confrontation permanente au risque de compromettre l’intérêt général.
Selon Adjaratou Fatou Dia Diop, chaque institution doit jouer pleinement son rôle, sans complexe, sans arrogance ni soumission. Le Parlement est dans son droit lorsqu’il contrôle l’action gouvernementale, questionne les choix budgétaires et exige des comptes précis. De son côté, l’Exécutif a le devoir d’expliquer ses orientations, de défendre sa politique économique et de rechercher les leviers nécessaires à la mise en œuvre de son programme. La démocratie ne se construit ni dans la capitulation d’un camp ni dans l’écrasement de l’autre, mais dans le respect de leurs prérogatives respectives.
« Refuser l’affrontement systématique n’est ni une faiblesse ni un renoncement. C’est la marque d’une véritable hauteur de vue », martèle-t-elle.
Forte de cette conviction, la présidente de 2ADS lance un appel solennel au président de la République, au Gouvernement ainsi qu’aux responsables de l’Assemblée nationale afin qu’ils renouent sans délai le dialogue.
« Il y a urgence à engager une concertation institutionnelle sincère et sans faux-fuyants. Cela impose de clarifier immédiatement les divergences techniques soulevées à l’hémicycle, d’instituer un cadre de discussion direct entre les émissaires du Gouvernement et les groupes parlementaires, d’examiner les possibilités d’amendements réalistes et de dégager des compromis dynamiques qui préservent avant tout la continuité de l’action publique », préconise Mme Diop.
La démarche de 2ADS ne vise pas à distribuer les bons et les mauvais points ni à ménager les susceptibilités. Elle se veut un miroir sans complaisance tendu aux acteurs politiques, afin de leur rappeler que le Sénégal fait face à des attentes économiques et sociales considérables.
« Nos concitoyens n’ont que faire d’une paralysie institutionnelle chronique et stérile. Ils exigent des réponses concrètes à leurs difficultés quotidiennes », souligne la présidente du mouvement.
La ligne directrice de 2ADS demeure claire : fermeté sur les principes, respect des institutions, exigence dans le contrôle de l’action publique et ouverture permanente au dialogue.
« Il est profondément regrettable que cette coexistence apaisée, qui aurait pu constituer une véritable force pour le développement du pays, soit aujourd’hui sacrifiée sur l’autel des contingences partisanes. Le Sénégal est infiniment plus grand que les hommes, les partis et les ambitions éphémères. C’est cette boussole, et elle seule, qui doit guider chaque décision publique », déclare Adjaratou Fatou Dia Diop.
Pour la présidente de 2ADS, l’heure d’une démocratie responsable et d’une République au service exclusif des citoyens a sonné. Il est temps que les plus hautes autorités de l’État se montrent à la hauteur de cette exigence.






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