À la veille de la séance plénière consacrée à la loi de finances rectificative (LFR) 2026, convoquée ce mardi 3 novembre à partir de 10 heures, les appels se multiplient en direction des députés de Pastef, majoritaires à l'Assemblée nationale, rapporte Seneweb.
À Mbacké, à l'initiative de Kiiraay-Les patriotes républicains, plusieurs membres du gouvernement ont tenu une conférence de presse ce lundi 2 novembre : les ministres Moussa Balla Fofana, Alioune Dione et Idrissa Samb, ainsi que le délégué général à la DER/FJ, le Dr Abdoulaye Niane. S'adressant aux populations du Baol, du Ndiambour et du Djolof, le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle et technique, Idrissa Samb, a estimé que le débat budgétaire ne saurait se réduire à des « jeux politiciens », face à une jeunesse qui « exige des réponses concrètes et immédiates ».
Selon lui, le blocage de la LFR puis de la loi de finances initiale compromettrait notamment le projet de construction de 23 centres de formation dans 23 départements et celui de six lycées agricoles et agroalimentaires dans six régions, dont l'un existe déjà à Sadio, dans la région de Diourbel. Cela reviendrait, a-t-il averti, à « priver des dizaines de milliers de jeunes Sénégalais d'une formation, d'un stage ou d'un emploi », à suspendre des chantiers, à geler des bourses et à fermer les portes des entreprises à une jeunesse qui « n'a plus le temps d'attendre ». Le ministre a annoncé l'inauguration, jeudi, du centre de formation de Diourbel 2, d'une capacité de 1 500 apprenants, puis de celui de Linguère 2, de même capacité. Il a renoncé à inaugurer en même temps celui de Touba, prévu pour 1 000 apprenants, estimant que la ville sainte mérite « un programme spécial ».
Idrissa Samb a lancé un appel aux députés de Pastef : « l'heure n'est plus aux calculs partisans ni aux querelles idéologiques », a-t-il déclaré, avant d'ajouter : « Ne faites pas de la jeunesse sénégalaise la victime collatérale de vos postures politiques ou politiciennes. » Il leur a demandé de voter le texte « non pas pour un gouvernement, mais pour l'avenir des jeunes de ce pays ».
Dans une lettre ouverte publiée le même jour, le Collectif interministériel des agents de l'Administration sénégalaise (CIAAS) invite lui aussi les députés de la majorité à privilégier « une démarche constructive et responsable ». Tout en reconnaissant la légitimité des réserves formulées par les parlementaires, le collectif estime que les débats doivent tenir compte des « préoccupations quotidiennes des populations », des attentes des travailleurs et des besoins des services publics. Pour le CIAAS, le vote de la LFR « ne saurait donc être réduit à une simple confrontation politique », et les élus doivent concilier « l'exigence démocratique avec la responsabilité nationale ».






Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter cet article.