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Economie

Gaz de GTA : le Sénégal accélère son approvisionnement local pour réduire le coût de l’électricité

Le Sénégal poursuit les préparatifs en vue de l’utilisation du gaz naturel produit par le champ Grand Tortue Ahmeyim (GTA) pour alimenter son réseau électrique. Une ambition portée par les autorités qui souhaitent faire de cette ressource nationale un…

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Gaz de GTA : le Sénégal accélère son approvisionnement local pour réduire le coût de l’électricité

Le Sénégal poursuit les préparatifs en vue de l’utilisation du gaz naturel produit par le champ Grand Tortue Ahmeyim (GTA) pour alimenter son réseau électrique. Une ambition portée par les autorités qui souhaitent faire de cette ressource nationale un levier de souveraineté énergétique, tout en réduisant les dépenses liées aux importations de combustibles.

En août 2025, lors d’un Conseil interministériel consacré au secteur de l’énergie, le Premier ministre de l’époque, Ousmane Sonko, avait fixé le cap. Il avait affirmé que le Sénégal ne devait plus continuer à importer du gaz alors que le pays est désormais producteur. « Sur 2026, nous ne voulons pas aller chercher neuf cargaisons très loin, alors qu’il y a du gaz produit ici. Nous voulons nous approvisionner ici même ! », avait-il déclaré.

Depuis cette annonce, les discussions se poursuivent entre l’État du Sénégal et les compagnies partenaires du projet GTA afin de définir les modalités de fourniture du gaz destiné au marché domestique. Dans son rapport financier du deuxième trimestre, Kosmos Energy, l’un des partenaires du projet, confirme que les négociations avancent et que la signature des accords de principe concernant l’approvisionnement du Sénégal et de la Mauritanie est toujours attendue avant la fin de l’année.

Parallèlement, les partenaires du projet travaillent sur la phase dite « Phase 1+ », destinée à augmenter les capacités de production du champ gazier. Cette extension s’appuiera principalement sur les infrastructures déjà en place afin de répondre à la demande des marchés nationaux, notamment pour la production d’électricité.

Sur le terrain, les travaux préparatoires progressent également. Le Sénégal a déjà lancé la réalisation d’une centrale électrique fonctionnant au gaz près de Saint-Louis. La construction du réseau de gazoducs, indispensable pour transporter le gaz depuis le terminal central de GTA jusqu’à cette centrale, devrait démarrer au cours de ce trimestre. Selon Kosmos Energy, les conduites destinées à ce réseau sont en cours d’acheminement depuis la Chine, après un itinéraire rallongé afin d’éviter les zones de tension au Moyen-Orient.

L’entreprise précise que ce gazoduc permettra d’acheminer directement le gaz naturel du terminal de GTA vers les installations de production électrique, marquant une étape décisive dans l’intégration du gaz sénégalais au mix énergétique national.

La Mauritanie avance également dans cette dynamique. Les autorités mauritaniennes ont conclu un accord d’une durée de 25 ans avec une entreprise saoudienne spécialisée dans le secteur de l’énergie. Celle-ci sera chargée de développer, financer et exploiter une centrale électrique au gaz de 230 mégawatts à N’Diago, une infrastructure qui sera elle aussi alimentée par le gaz provenant du champ GTA.

Pour le Sénégal, les retombées attendues sont importantes. L’utilisation du gaz naturel par la Senelec devrait permettre de réduire sensiblement le coût de production de l’électricité, aujourd’hui largement dépendant des combustibles fossiles importés. Cette baisse des coûts pourrait se traduire par une diminution progressive des dépenses publiques consacrées aux subventions du secteur énergétique ainsi que par une amélioration des conditions tarifaires pour les consommateurs.

Les autorités estiment également que cette transition énergétique renforcera la compétitivité de l’économie nationale. Une électricité produite à moindre coût offrirait aux entreprises des charges énergétiques plus faibles, favorisant ainsi leur productivité, leur compétitivité sur les marchés internationaux et leur capacité d’exportation.

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